Pour qui sonne le glas…

Bon, je vous avais promis de parler un peu plus d’économie, mais pour l’instant les marchés actions sont en pleine euphorie😀 (du moins aujourd’hui un peu moins, le CAC 40 s’essouffle légérement même si le Dow Jones est toujours au plus haut depuis 5 ans). Pendant ce temps la banquise arctique repousse toujours un peu plus les limites de l’effondrement. La priorité du jour sera donc l’Arctique, et je vais ainsi vous entretenir encore ici de ce sujet (on va finir par croire que c’est un blog pour parler de l’Arctique ici ^^ ). Mais dès que j’aurais un peu de temps, je vous parlerais d’énergie, d’argent-dette, et autres joyeusetés de ce genre.
Pour Prévisions Météo Belgique, nous avons eu l’occasion de rédiger un article sur le sujet également :

http://previsionsmeteobelgique.blogspot.be/2012/09/la-fonte-de-la-banquise-arctique-et-son.html

Aujourd’hui, je vous propose la traduction de cet article de cette page :

http://doc-snow.hubpages.com/hub/Sea-Ice-Loss-2012-What-Do-The-Records-Mean#slide7142736
Il digresse parfois sur des questions plus annexes, mais rappelle bien que l’impact de la perte de la banquise Arctique est global.
De même, les conséquences peuvent parfois amener localement des conditions plus froides, ce qui peut biaiser la perception du réchauffement climatique. Il est important de souligner que l’évolution du climat n’est pas et ne sera pas linéaire, elle se sera faite d’ajustements plus ou moins brutaux. De plus, l’effondrement de la banquise Arctique n’a pas été correctement anticipé, ce qui montre la vulnérabilité de notre environnement aux perturbations anthropiques.

Avant de commencer, notons que la banquise continue d’enfoncer des planchers en ce jour (à l’inverse des marchés qui continuent à percer le plafond me direz-vous :p ) :

Sea Ice, Bremen University

Image en fausses couleurs de la superficie de la banquise. Image de l’Université de Brême.

Et qu’en terme de volume c’est le plongeon sans rémission :

Minimum Sea Ice Volume

Volume minimum annuel de la banquise Arctique. Données du PIOMAS.

Ici  nous sommes donc :

Perte de la glace de mer en 2012: Que signifient les records ?

La Fête du Travail a été célébré en 2012, si nous pouvons dire, par l’établissement de nouveaux records pour la banquise arctique pour pratiquement chaque ensemble de données décrivant l’état de la banquise ; que ce soit pour le volume, l’aire, l’extension ; que ce soit par satellite ou par une réanalyse, que la source des données soit danoise, états-unienne ou japonaise. Et ces plus bas ont continué à être toujours plus bas au fil des jours.

En fait, les nouveaux records ont commencé à être introduit le 17 Août, lorsque le graphique de l’extension de la banquise produit par l’Université de Brême a plongé en dessous de son précédent plus bas. La date du 17 août est étonnamment précoce, le minimum annuel survenant généralement quelque part à la mi-Septembre, et c’est tout naturellement à ce moment que les records sont établis. Voir les records tomber un mois plus tôt a amené de graves interrogations à de nombreux observateurs.
Le choc a généré quelques manchettes -probablement moins que mériter- mais toujours plus que suffisant pour laisser beaucoup de gens perplexes. Après tout, l’océan Arctique est très loin de la plupart d’entre nous, comment la superficie exacte de la banquise peut-elle nous influencer ?

En d’autres termes, les nouveaux records veulent-il réellement dire quelque-chose ?
Première partie
Il est utile de connaître un peu d’histoire. La banquise a diminué depuis 1979, année où nous avons commencé à utiliser les satellites pour mesurer son extension. La baisse a été relativement lente au début, mais depuis 2005, elle est devenue plus prononcée; cette année-là, le minimum atteint un point bas marqué d’environ 5.3 millions de kilomètres carrés. Chiffre que nous pouvons comparer à la plus faible mesure, dans les dix premières années années des observations, de 6.4 millions observée en 1984.

Pourtant, les projections annonçaient que la banquise arctique persisterait durant tout le 21ème siècle, si ce n’est plus longtemps.

Puis vint le minimum de 2007. Cette année-là s’est avérée être une « tempête parfaite » pour la fonte des glaces : des températures chaudes, des cieux fréquemment clairs permettant une forte absorption d’énergie solaire, et des vents favorables pour le déplacement de la glace dans l’Atlantique Nord ; ce sont combinés pour briser le record de l’année 2005, avec un chiffre sans précédent de 4,25 millions de kilomètres carrés.

Arctic Sea Ice Report, Octobre 2007

Rapport sur l’Arctique d’Octobre2007, NSIDC, Dr. Jay Zwally.

Les scientifiques qui étudient la glace ont été stupéfaits. Le docteur Walter Serreze, brutalement extrait de sa prudence scientifique, a parlé d’une « spirale de la mort » pour la banquise. Le docteur Jay Zwally a souligné que si un tel taux de perte annuelle venait à se poursuivre, cela se traduirait par un Arctique libre de glace d’ici 2012 !

Dr. Jay Zwally

Docteur Jay Zwally, Image de la NASA

Mais le docteur Zwally n’a pas prédit que cette perte serait nécessairement soutenue -et ne l’a pas été d’ailleurs-. (N.d.T. : la remarque du docteur Zwally était effectivement formulée sur le mode : « si, alors » ; et n’était pas une prévision à proprement parler). Le record de 2007 est resté en place, jusqu’à maintenant.

(2011 était une exception partielle. Il existe plusieurs organismes surveillant la glace, en utilisant différentes combinaisons de capteurs satellites, différentes définitions, et différents algorithmes, pour arriver à leurs chiffre final, et certaines métriques de 2011 ont été légèrement inférieur à celle de 2007. Appelons cela un « titre partagé » pour cette année.)

Extension minimale de la banquise

L’étendue annuelle minimale glace de mer, d’après les donénes de l’Université de Brême. Graphique de L. Hamilton.

La persistance de record de 2007 a encouragé certaines personnes à croire que la glace se remettait progressivement de ce minimum. Ces personnes ont fait valoir que 2007 était un coup de chance, un événement «unique» qui ne se reproduira pas. Toute la glace était nécessaire un certain temps, et les choses seraient revenues à la normale.

D’autres ont souligné que, même si l’année 2007 a été exceptionnelle en effet, elle n’était pas un événement isolé, mais faisait partie d’une nette tendance à long terme de la diminution de la glace de mer. La météo affecte fortement l’étendue de la banquise chaque année, de sorte qu’il y aura toujours une forte part d’«aléatoire» dans les extensions. Il n’était pas prévu alors que chaque année établirait un nouveau record, et les gains de l’extension minimale après 2007 n’étaient pas assez important pour fournir la preuve d’une véritable reprise.

Nous pourrions passer beaucoup de temps à discuter sur les arguments échangés entre les deux camps. Mais cette année, cela est devenue sans objet. Le monde a vu l’établissement d’un ensemble de nouveaux records – ceux-ci très nettement inférieurs aux précédents. Les anciennes références de 2007 n’ont pas seulement éclipsé, elles ont été (métaphoriquement) oblitéré. L’extension de la banquise au moment de la réduction est juste au dessus de 3,6 millions de kilomètres carrés (N.d.T. : Actuellement, 3.4 millions, toujours en baisse…), soit environ la moitié des valeurs typiques dans les premières années 1980 et l’extension continue de baisser. Aucun esprit sain ne peut soutenir plus longtemps que la baisse s’est arrêtée en 2007.

Sea Ice Area, Cryosphere Today

Aire de la banquise, site « Cryosphere Today » de l’Université de l’Illinois. Graphique de L. Hamilton.

L’accélération de la fonte de cette année a été quelque peu aidé par un cyclone exceptionnel en Arctique, qui, comme un observateur amateur faisait remarquer, « a mis la glace dans un mixeur ». Certains ont tenté de blâmer la baisse étonnante de cette année sur cette tempête et non sur la tendance à long terme. Mais d’autres ont fait remarquer que la tempête, bien qu’elle est accélérée le déclin, n’a pas changé la pente générale sur les graphes de la couverture de glace. En fait, vous auriez du mal à dire quand la tempête est survenue en consultant juste ces graphiques.

Great Arctic cyclone, August 2012

Le mixeur géant de l’Arctique, la tempête de 2012 qui a abrégée les souffrances de la banquise du côté de la Sibérie Orientale. Image de la NASA.

Et donc, qu’est ce qui a été responsable du déclin ? Pas la météo. Les conditions météorologiques observées en 2012 ne sont pas comme celles de la « tempête parfaite » de 2007. Plusieurs fois dans la saison, des conditions météorologiques similaire qui avait alors ralenti considérablement la fonte ont eu lieu dans le passé, ce qui avait conduit à des prévisions d’une réduction du taux de perte de glace. Pourtant, en 2012, la fusion a continué tout à fait librement. Pourquoi?

La réponse n’est pas encore claire. Mais il se pourrait bien simplement que ce soit l’amincissement de la banquise arctique. Mesurer l’extension de la glace ou son aire depuis l’orbite d’un satellite n’est pas simple, mais la détection de son épaisseur est encore plus difficile. Pourtant, les informations sur l’épaisseur de la glace dont nous disposons laissent à penser une tendance persistante à une glace de plus en plus mince. Une glace plus fine transmet plus d’énergie et est mécaniquement plus fragile que la glace plus épaisse. Ces deux facteurs la rendent plus vulnérable à la fonte. Et bien sûr, il y autant de masse en moins à faire fondre en premier lieu. En 2012, selon cette théorie, beaucoup de glace avait tout simplement été assez affaiblie pour que les conditions météorologiques défavorables à la fusion n’ai pas suffi à la sauver.

Dans tous les cas, les dramatiques nouveaux records importe, parce qu’ils sont une indication claire que les « alarmistes » étaient correctes. L’état de la glace ne s’est pas améliorée, de quelque manière que ce soit. La « spirale de la mort » du docteur Serreze se poursuit.

Ainsi, les records sont d’importance car ils démontrent -puissamment !- le déclin continu de la banquise. Et les chiffres sont de plus en plus proche de zéro. (Pour plus de détails sur la façon dont la glace de mer est mesurée voir « Une histoire d’amour et une vente de liquidation. »)

NorthWest passage opening

Ouverture du passage du Nord-Ouest (ici, le chemin le plus direct par le chenal de Parry). Image de la NASA.

Deuxième partie

Mais cela soulève une autre question : qu’est-ce que le déclin de la glace de mer signifie en lui-même ? Quelles sont les conséquences susceptibles de découler de la situation d’un Arctique libre de glace ? Si nous voulons faire le deuil de la glace de mer, pour qui et pour quoi sonne le glas de deuil?

Les plus évidentes conséquences sont bien sûr pour l’environnement de l’Arctique. La glace de mer est en soi une niche écologique. Sa perte sera dévastatrice pour les ours polaires et les phoques, ainsi que des créatures moins charismatiques qui en dépendent. Nous ne pouvons pas encore prévoir toutes les suites d’une perte sérieuse sur la population des ours et des phoques, mais il y aura des conséquences.

Ringed seal

Le phoque annelé sur la glace près du Svalbard. Image de M. Buschmann et Wikimedia Commons.

Par analogie, personne ne s’attend à ce que les loups revenus à Yellowstone serait à même de rétablir la végétation des berges de la zone (N.d.T. : sa disparition avait permis la prolifération des prédateurs du castors (notamment des coyotes). Le castor étant un régulateur important de la flore local, celle-ci a été gravement affectée), ce qui signifie que, même aujourd’hui, nous ne pouvions prévoir que la perte de la populations des loups conduirait à de graves dégradations des berges et de leur végétation. Pourtant, elle l’a fait. Les loups, comme l’ours polaire, sont des « prédateurs » dans leurs environnements respectifs. Alors quelle se passera-t-il avec la perte de l’ours polaire ?

A beaver dam

Un barrage de castors dans le parc de Yellowstone, 2005 – les colonies de castors sont passés de 1 à 12 au cours des 15 ans à compter de la réintroduction des loups. Image de Richard Wang et Wikimedia Commons.

Un crash des populations d’ours et de phoques est une mauvaise chose en soi. Mais il y a aussi de mauvaises nouvelles pour la population autochtone, actuellement environ 150 000 personnes en Amérique du Nord, avec 50 000 de plus au Groenland, et éventuellement un autre groupe de 140 000 personnes en Eurasie.

Inuit, 1995

Innuit chasseur de phoque, aux environs de 1995. Image de Ansgar Walk et Wikimedia Commons.

Concernant le cas nord-américain, l’importation de nourriture depuis le Sud est extrêmement coûteux, par exemple, quatre litres de lait coûtent 12,95 $ (canadiens) au Nunavut (N.d.T : dans les 10 euros et quelques brouettes) en Juin 2012, près de trois fois le prix dans le sud du Canada. Sans surprise, de nombreux habitants du Nord comptent donc encore sur la « nourriture traditionnelle » autant que possible. Et la chasse est également à la fois une source importante de revenu et une pratique culturelle. Ainsi, la perte des populations de phoques, ou la perte de l’accès pratique à eux en raison de la détérioration des conditions de glace, serait un coup dévastateur pour l’économie et la culture locale. Ainsi sonne le glas pour les Inuits, Yupiat, et d’autres peuples de l’Arctique.

L’environnement physique est déjà dégradé, aussi. Le réchauffement déjà vu a apporté de sérieux problèmes d’érosion côtière – des problèmes suffisamment graves pour menacer la réinstallation de communautés entières-. Et le pergélisol – anciennement une excellente base pour les bâtiments de toutes sortes- fond de plus en plus, déstabilisant ou détruisant les bâtiments existants et augmentant les coûts de conception et de construction pour les nouveaux bâtiments. Et comme nous le verrons dans un instant, la fonte des glaces va renforcer la tendance au réchauffement actuel, ne faisant qu’aggraver ces deux problèmes.

Beach Erosion, Alaska

L’érosion des berges dans l’Arctique. Image de la NASA.

Mais la fonte des glaces affecte également les sudistes. Cela signifie un réchauffement plus important non seulement dans l’Arctique, mais aussi pour tout l’Hémisphère Nord, au moins. Moins de glace à fondre signifie que la chaleur venant dans l’Arctique peut augmenter les températures de façon plus marquée. L’eau de mer libre signifie plus de lumière solaire absorbée pour réchauffer les océans, et plus d’évaporation pour augmenter la teneur en vapeur d’eau de l’air (d’autant que la vapeur d’eau est un gaz à effet de serre puissant, ce qui amplifie également le réchauffement.) Et l’air chaud peut contenir plus de vapeur d’eau.

Oceanic air humidity

Observations marines de l’humidité spécifique, 1971-2011. Image de la NOAA.

Les gaz à effet de serre de l’Arctique ne sont pas limités à la vapeur d’eau, cependant. La fonte du pergélisol mentionné ci-dessus libère souvent des quantités importantes de méthane. Le méthane a également été observé jaillissant de nombreux lacs de l’Arctique, et même des eaux de l’océan Arctique lui-même. Les concentrations de méthane dans l’Arctique ont augmenté sensiblement ces dernières années, et maintenant dépassent 1.000 parties par milliard. Puisque le méthane est un gaz à effet de serre, cette augmentation accentuera le réchauffement déjà observé. (N.d.T. : Notons que le méthane se dégrade rapidement en dioxyde de carbone. Bien que cela ne change pas grand’chose au fait que nous avons là une rétroaction positive, une « catastrophe du méthane » comme il est parfois question est très improbable.)

En bref, la perte de glace de mer signifie à la fois un réchauffement dans l’Arctique, et au-delà.

Methane flare up

Le docteur Katey allument des émanations de méthane dans un un lac d’Alaska. Le docteur Anthony a identifié plus de 100.000 sources de méthane. Image capturée d’une vidéo Youtube.

Le glas sonne aussi pour le statu quo climatique. Mais pas seulement dans son aspect thermique. Le réchauffement de l’Arctique modifie également la circulation, comme le souligne le Dr Jennifer Francis, de l’Université de Rutgers, qui a récemment demandé rhétoriquement: « Comment ne pourrait-il pas ? ».

Dr. Jennifer Francis

Le docteur Jennifer Francis, photographié dans son environnement de scientifique marine. Image  de Rutgers.

Pourtant, il est plus facile d’être sûr que la circulation sera affectée, que de prédire jusqu’à quel point. Pourtant, des réponses préliminaires peuvent émerger dans les recherches du Dr Francis et d’autres -et émergent, peut-être, non seulement dans les publications scientifiques, mais aussi dans les titres des journaux, l’économie réelle, et finalement dans la vie des gens.

Car il semble probable que la diminution de la différence entre les températures de l’Arctique et les latitudes plus basses apporte un affaiblissement du courant jet. Ce qui pousse le courant jet à méandre plus largement, amenant de l’air froid plus au sud et de l’air chaud plus au nord comparativement aux cas du passé. Les vagues de froids dans les régions tempérées -comme les hivers froids survenus en Europe de l’Est et en l’Amérique du Nord en 2009 et en 2010- semblent contredire la tendance au réchauffement global, de même que l’Arctique voit des « vagues de chaleur » au-delà de ce que la tendance amènerait à attendre.

Cold continent, Warm Arctic

Le schéma «Arctique chaud, continent froid », en mettant l’accent sur le rôle de l’Oscillation Nord Atlantique. Image par Eric Sorenson, météorologiste en chef, WREX 13, Rockford, Illinois, 2009.

Dans le langage scientifique de Overland et al. (2011):

« L’Hiver 2009/10 et le mois de Décembre 2010 ont montré une connectivité unique entre l’Arctique et les conditions météorologiques les plus méridionales lorsque le vortex polaire typique a été remplacé [] tendant à des records de neige et des températures basses, [et] un schéma « Arctique chaud, continent froid ».

En outre, le courant-jet plus sinueux semble avoir des crêtes et des creux qui se déplacent plus lentement. Les conditions météorologiques deviennent plus persistantes. Les zones de basses pressions maintiennent de fortes précipitations sur les même régions, apportant des inondations, un effet renforcé par l’augmentation globale de la teneur en eau atmosphérique observée au cours des deux dernières décennies. Les crêtes se positionnent sur les mêmes régions pendant des semaines, ce qui porte un temps chaud et sec qui assèche les sols et détruit les cultures-à l’image de ce qu’a connu le Midwest américain a connu en 2012.

The meandering jet stream.

Les méandres du jet stream. Comme pour n’importe quel fleuve, lorsque le courant-jet ralentit, il commence à décrire des boucles plus amples. Image de la NASA.

Cette connexion n’est pas encore confirmée. Mais si elle est correcte, alors le déclin de la banquise peut signifier que nous payeront plus cher pour notre nourriture – les pertes des récoltes assurées de l’agriculture états-unienne à la suite de la sécheresse de 2012 sont estimés à 20 milliards de dollars, alors que les prix du maïs et de soja ont plus que doublé-. D’autres hausses sont attendues au cours des prochains mois, et pourrait même être d’échelle globale, selon certains analystes. Ainsi, le glas pourrait sonner pour le budget alimentaire de chacun.

US drought, 2012

La sécheresse aux États-Unis, 2012. Image d’Al Jazeera English et Wikimedia Commons.

Si c’est le cas ; la principale menace du changement climatique n’est pas non seulement pour une faune exotique, les infrastructures construites, ou même pour l’agriculture. La principale menace, est pour notre sécurité alimentaire. L’Arctique a été décrit comme le « canari dans la mine de charbon » pour le changement climatique, parce que le phénomène connu depuis longtemps de « l’amplification Arctique » signifie que le réchauffement y dépasse de loin le réchauffement partout ailleurs.

Donc, si le phénomène typiquement arctique de la perte de la banquise se révèle être une des causes de la hausse des prix de l’alimentation en 2012, cela est de très mauvais augure pour les effets futurs qu’auront les événements météorologiques sur la sécurité alimentaire.

FAO food price index

Les prix alimentaires mondiaux 1990-2012. Image de la FAO.

Devotions Upon Emergent Occasions

John Dunne, Méditation 17, Dévotions sur les occasions émergentes. (Division de ligne et de ponctuation ajusté par l’auteur.)

Liens supplémentaires :

  • Republican National Convention Ironies, 2012
    The Republican National Convention of 2012 was a slick media production, and pushed all the right buttons, from heart-felt to humorous. But outside the walls, the real world presented much more heart-breaking stories, and much darker humor.
  • A Love Story And A Clearance Sale
    Arctic sea ice is ‘far away’ for most of us–but will it become ‘long ago’, too? There’s reason to fear just that–here’s why the author cares, and why more practically-minded readers should, too.
  • Through A Glass Darkly: Equinox Reflections On Sea Ice–2010 And Onwards
    The Arctic sea ice is « the canary in the coal mine » of climate change. It’s been changing relatively fast. What does it mean? And what has it been like to watch? The view from 2010.
  • David Archer’s « The Long Thaw »: A Summary Review
    « The Long Thaw » is a modern classic of science exposition, setting forth the physical basis for how the greenhouse effect and Earth’s carbon cycle work. Get the gist with this enhanced content summary review.

Voila, je vous laisse pas tout à fait comme vous êtes venus, et j’espère un peu plus curieux de vous et de ce monde.

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